Les oubliés de la liste de Deschamps

Le 22 mai, DD a donné sa liste pour les matchs amicaux face à la Belgique et l’Albanie. Et comme toujours, elle à fait parler. De quoi donner envie de se pencher sur les oubliés de la liste.

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Les futurs piliers de l’équipe de France de football, part.1

L’équipe de France va disputer pendant une année et demie uniquement des matches amicaux. Si le noyau de l’équipe de France est d’ores et déjà formé, certaines incertitudes résident encore, et des petits jeunes devront faire leurs apparitions. Voici donc notre sélection subjective des futures grands français, même si peu d’entre eux seront les porteurs de la bannière française.

 

Ce sont déjà des habitués du maillot bleu

Paul Pogba (Juventus de Turin), 21 ans ; 22 selections, 5 buts.

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Paul Pogba

Cela ne fait aucun doute : le Turinois sera un futur grand, s’il ne l’est déjà. Reconnu internationalement alors qu’il n’a que 21 ans, ses qualités techniques, ses capacités athlétiques, lui ont d’ores et déjà garanti une place de taulier dans le groupe bleu. Pourtant, le frère de Florentin, le défenseur de l’ASSE, aurait pu se cramer tel un vulgaire Kakuta en partant très jeune vers Manchester United. En 2011-2012, a seulement 18 ans, il dispute son premier match sous le maillot mancunien, en coupe. Mais l’ancien havrais est impatient, et ses 7 petites rencontres sous le maillot des « grands » ne lui conviennent pas. Malgré l’envie de Sir Alex Ferguson de le garder (« Ce garçon a beaucoup de potentiel, et il est dans le bon club » déclare l’écossais), Paul s’en va vers l’Italie, et plus particulièrement Turin. Un choix judicieux. Le garçon de la Seine et-Marne voit ensuite le temps passer très vite : en seulement deux saisons, « Pogboom » remporte deux championnats d’Italie, deux supercoupes, marque des buts plus somptueux les uns que les autres, crache sur un adversaire, devient cadre chez les bleus et est élu meilleur jeune du Mondial 2014. La question d’avenir se pose maintenant. Devrait-il partir en Angleterre pour découvrir le plus grand (mais aussi le plus physique) championnat au monde, ou au PSG pour être le seul leader d’un groupe, ou des « anciens » tels que Pirlo ou Buffon ne seront plus là pour le couvrir ? La question mérite d’être posé. Mais, quoiqu’il arrive, il devrait rapporter un sacré pactole au club italien. Un beau cadeau pour un club qui, il y a quelques années avait recruté un pari pour l’avenir, et non l’un des meilleurs milieux au monde.

Varane
Raphael Varane

 Raphaël Varane (Real Madrid), 21 ans ; 17 sélections, 1 but.

Le madrilène incarne à lui seul l’une des questions existentiel du football en sélections : le talent, il en a. Ce qui fait de lui le pilier de la défense bleue. Mais il ne joue pas assez au Real Madrid, étant troisième défenseur central dans la hiérarchie de Carlo Ancelotti, derrière Pepe et Sergio Ramos. Alors que devrait faire celui qui a côtoyé Kondogbia en équipe de jeune du RC Lens, avant de rejoindre les Galactiques madrilènes contre un chèque de 10 millions d’euros signé par tonton Florentino ? Il devrait soi prendre le risque de partir dans un club un peu moins huppé (Inter Milan ?) mais avec l’assurance d’être titulaire, ou rester au Real, mais une question persistera toujours : pourquoi ne pas sélectionner Laporte ou Umtiti, qui eux, jouent beaucoup en club ? La question mérite, en tout cas,d’être posée.

Antoine Griezmann (Atlético Madrid), 23 ans ; 14 sélections, 5 buts.

Griezmann
« Moi je suis Antoine mais vous vous êtes qui putain?! »

« Il doit nous donner beaucoup plus que ce qu’il donne en ce moment, parce qu’il a beaucoup plus à donner […] Je pense qu’il peut devenir un joueur bien plus complet. Cela demande beaucoup de travail pour progresser dans sa façon d’attaquer. » Ces critiques ne viennent de personne d’autre que Diego Simeone, l’entraîneur argentin de l’Atlético Madrid, le même qui a fait revenir « l’autre club » madrilène sur le devant de la scène continentale, et qui a fait éclore Diego Costa au niveau international. Il faut dire que ces critiques sont fondés. Au soir du 31 octobre, le français ne fait pas assez d’effort sur le terrain, les ultras doutent de lui, bref, il ne se sent pas en odeur de sainteté. Trois petits mois plus tard, l’ancien de la Real Sociedad a fait son trou en attaque au côté de Mario Mandžukić, a été élu meilleur joueur du mois de janvier de Liga, en est à 15 buts en 32 matches, et s’est même offert un triplé contre la modeste équipe de Levante. Il faut dire que cette reprise en main soudaine n’a rien d’incroyable. Petit, le gaucher avait déjà du s’exiler dans le pays de la toque barcelonaise et des galactiques madrilènes (les autres, le Real) pour enfin trouver un club acceptant de l’accueillir, la Real Sociedad. La désormais belle gueule du foot français le leur rendit bien, en inscrivant plus de cinquante buts en 5 saisons (délivrant également de nombreuses passes décisives), participant grandement a la remonter en première division en 2010, et en partant au club des Colchoneros pour une indemnité d’une trentaine de millions d’euros. Désormais, le natif de Mâcon à donc tout pour faire une superbe carrière, et emmener les bleus vers les sommets continentaux en 2016, en marquant le but du titre. Mais il faudrait avant changer de coiffure.

A suivre

 

Par Younès